Hélène Maurice

Presse

 

Discographie Spectacles

Je n'attacherai pas tes ailes 2006
accompagné par Eddy Schaff

Ce spectacle est actuellement joué
par Hélène Maurice accompagnée
de Patrick Reboud (accordéon, accordina)
et Marie Mazille (violon, clarinettes)

Le discours du traîneux 2008
avec Gérard Pierron, Bernard Meulien,
Marie Mazille, Etienne Boisdron, Guy Raimbault

 

De Filles en aiguilles 2010

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Le discours du traîneux 2007

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Nathalie Fortin
Hélène Maurice
Marie Mazille
Trois femmes, trois personnalités hautes en couleur. Réunies par l'amour des beaux textes et des arrangements subtils. Leur présence sur une même scène était à prévoir : Toutes les trois se sont rencontrées grâce à Gérard Pierron avec lequel elles entretiennent toujours les mêmes affinités autant humaines qu'artistiques, le goût de la recherche et de l'exigence. De ce terreau est né l'idée d'un nouveau spectacle intitulé " De Filles en Aiguilles " où elles nous invitent à découvrir leur interprétations des textes de Clémence Desrochers, Jean Moiziard, Jean Debouverie, Allain Leprest, Rémo Gary, Claude Semal, Pablo Néruda, Frank Zerbib, Julos Beaucarne, Michèle Rivard, et bien d'autres encore.

 

De filles en aiguilles chronique de Philippe MARTINET ( Le Courrier Français)

Le p'tit bonheur, cher à Félix Leclerc, il est là sous nos yeux, il titille notre imagination. Un vrai cadeau que cette veillée poétique avec un trio de femmes qui, dans une parfaite complicité musicale, nous propose un récital de chansons qui touchent au cœur.
Quel plaisir de constater qu'il n'est pas vrai que " la poésie fout l'camp ", comme le craignait Léo Ferré. Encore faut-il la chercher où elle se réfugie. Dans des bastions où elle se sent bien. Par exemple au Nouveau Carré Davidson qui a pris un bon départ pour nous présenter des spectacles poétiques et de qualité auxquels on peut aller les yeux fermés. Il faut pourtant bien les ouvrir quand " De filles en aiguilles " est au programme. Car le visuel prend sa place tout naturellement dans un spectacle mis en scène par Philippe Pujol comme une veillée conviviale.
Un trio de femmes, musiciennes et chanteuses, avec leur présence chaleureuse, dans leur proximité avec un public de connaisseurs ès poésie, nous touche tout de suite au cœur. Elles sont trois, formant une communion harmonieuse fondée sur l'enthousiasme, le professionnalisme, et une simplicité de bon aloi. On les sent très unies les unes aux autres, dans une complicité qui apporte une ambiance festive. Un moment d'harmonie authentique.
Le répertoire est enthousiasmant. Hélène Maurice a remis son compatriote québécois et frère en poésie Félix Leclerc au goût du jour. Nathalie Fortin effleure magiquement les touches de son piano pour offrir un accompagnement d'une légèreté séduisante. Quant à Marie Mazille, elle est aux commandes de ses clarinettes ou de son violon, et ajoute de rutilantes sonorités, poignantes ou enjouées à un merveilleux récital de chansons. Pas de vedette. C'est un tout, chacune, dans ce trio, a un rôle essentiel à jouer. Et parfois, quand elles se mettent à chanter toutes les trois à capella, on est transporté par ces voix si belles et si fraternelles, qui se complètent si bien.
Alors bien sûr, le Québec est présent, nous donnant des leçons de poésie, car ce pays a l'amour d'une langue française menacée par un anglais envahissant. Georges Dor et la bouleversante " Manic ", Félix Leclerc avec " la chanson du pharmacien " ou " Moi, mes souliers " qui prennent une nouvelle vie avec les adaptations très réussies d'Hélène Maurice. Il y a aussi, toujours, signé de ce poète humaniste, un texte tout simple mais admirable qui parle d'un bonheur qui survole la table familiale et dont on ne s'aperçoit qu'il est là que parce que le père en souligne la présence. On retrouvera aussi l'univers de Michel Rivard, dont on aimerait, tant sa poésie sait magnifier le quotidien, qu'on l'apprécie mieux en France.
Et puis bien sûr Hélène Maurice chante Allain Leprest, aux chansons poétiques très émouvantes et tellement proches d'une vraie vie assez brumeuse qu'elles vous nouent le cœur. Tant mieux, bien sûr, si la québécoise n'a pas perdu son léger accent d'outre-Atlantique qui ajoute un charme fou à ses interprétations. Sa voix a encore gagnée en finesse et en belle sobriété. Ses gestes dessinent joliment dans l'espace un imaginaire de rêve. Entre deux chansons, le jeu visuel consiste à tricoter, à faire des écheveaux, apportant dans le décor la chaleur et les couleurs de la laine. On est sous le charme d'une poésie qui nous fait du bien, qui nous stimule… Dommage que ce p'tit bonheur passe si vite…

 

Contact Le P'tit Chariot 0977 37 98 26 jean-pierre.pierron@wanadoo.fr