France Léa  
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Le P'tit Chariot 09 77 37 98 26

Incomparable France Léa, artiste éclectique, comédienne, sketcheuse, conteuse, chanteuse, auteur.

France Léa la scintillante

Oui, elle scintille au bord de la nuit, France Léa, elle sème tel un Poucet magnifique un sketch, un conte, et va droit à l'amour, bondissant d'une chanson où elle s'accompagne à la guitare au pur poème qu'elle offre à nos coeurs, d'un souvenir à une petite histoire qui d'un seul fil d'or va relier toutes les âmes en une même émotion, un même rire, aux secrètes nostalgies. Elle nous offre une présence infinie, profonde et juste, où la sensibilité permet cette complicité de partage et de joie. Il faut l'écouter, et à la fin de l'heure, repartir, les énergies d'aimer renouvelées. Olympia Alberti (romancière, poète, critique littéraire ...)Nice nov 2010

France Léa, tout à la fois diseuse, chanteuse, humoriste, fait un spectacle des plus émouvants qui soient, qui enchante tous les publics depuis des années. Proche de qui? De personne, car elle est incomparable! Jacques Bertin

Elle est toute seule posée là sans rien … une guitare à ses côtés… et là voilà qui raconte, qui se raconte… l'air de rien vraiment elle nous prend par la main, par le cœur avec ses yeux et son sourire… et on part bien sûr, avec elle… dans sa pensée, dans ses histoires toute notre histoire, toutes nos pensées… on rit on est touché… et c'est bien dommage quand ça s'arrête ! " La maison du chat bleu

Elle est douce, France Léa. Elle porte sur le monde un regard si enchanteur qu¹on se demande parfois si elle est bien de cette Terre. Mais c¹est tout l¹art des poètes : faire d¹une chanson ou d¹un conte un baume qui vous réconcilie un peu avec le reste de la planète. Valérie Lehoux - Télérama

" C'est le bonheur de découvrir dans ses mots la poésie du rire. Son imaginaire s'offre à nous comme une lumière sur un sourire. Il y a peu de gens qui donnent à rêver de cette façon. " - Richard Séguin.

" Pourquoi France Léa ? Parce qu'elle dit, conte, raconte et chante des histoires drôles et émouvantes avec la simplicité du talent et l'efficacité d'Ariane... une présence forte et tous ces fils tendus de l'existence... France Léa, un subtil micro-climat avec des chagrins retenus, des détentes affectives, des douceurs d'humour, des rires de connivence et les pirouettes de la clairvoyance.... Danièle Marchand

France Léa présente là un moment de fièvre, d'élan, de sincérité comme il s'en fait peu. On y respire. Bertrand Dicale Le Figaro

«la grâce m’est venue parfois de pouvoir chanter les cailloux sur lesquels j’avais buté, les transformer en sketches, en chansons, en poèmes…faire sourire et rire de ce qui m’a fait souffrir dans cette forêt de l’ogre qu’est toute vie. »

Je ne peux pas en voir trop à la fois. Un arbre m'apaise. Une forêt m'affole. Combien de fois ai-je eu envie, en pleine rue à vitrines, de voir un pré! Un pré, rien d'autre. Le ruisseau en bas du pré, ça serait trop le même jour. Demain le ruisseau. Aujourd'hui le pré."

Nouveau spectacle

A qui on Joue ?

 

création mars 2010

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On débarque dans une Pièce qui se joue sur Terre depuis pas mal de temps... On enfile son costume de scène dans une maman. Neuf mois d'essayage...

J'ai tenu des rôles ingrats dans la. Pièce... On me regarde de haut, je rapetisse. C'est automatique. On joue Cosette quand vaudrait mieux imiter la grande Catherine...

Jeune première je l'ai fait aussi. Un beau rôle. J'aimais. J'étais aimée. Un rôle en or. Difficile sur la durée...

Changer. Devenir une autre. Celle ci je k sens pas bien. Le costume me serre trop. Il me va pas. Je suis pas bien dedans. Je joue faux. J'aurais préféré un autre rôle. Je sais pas bien ce que j'ai à faire dans k Pièce... Pour changer quelque chose à sa vie, FAUTQU'ON et YAQUA suffisent pas. On ne peut rien obtenir de soi par FAUTQU'ON et YAQUA. Le cœur, c'est par lui que tout se fait Ce qui nous émeut nous meut...

On dit le voyage de k vie. On est plus souvent en routine qu'en route...

L'enfant dans le ventre de sa mère, connaît dit-on, tous les secrets de l'Univers. Peu avant sa naissance, un ange pose un doigt sur ses lèvres : Maintenant tu vas tout oublier...

Pourquoi nous sommes au monde ? Qui c'est qui sait quelque chose ?...

 

Rien de trop France Léa
accompagné par Paul andré Maby au piano
ou par Guy Rimbaud à l'accordéon.

" On est deux : moi et je... Je promène moi. Moi irait n'importe où. Je l'oriente...vers les jardins, vers là où c'est vert! clair! lumineux! Moi irait voir n'importe quoi. Du moment qu'on dit que c'est à ne pas manquer, moi le croit ! Je calme moi qui s'énerve pour un rien. Moi ne sait pas qui je suis. Moi est le judas à travers lequel je perçois étroitement, obscurément le monde. Seulement, je ne peux vivre sans moi. Moi fournit les bras, les jambes, les oreilles, les yeux, la bouche. Que serais-je sans moi ! " Extrait de " l'étourdissante variation de France Léa sur le je et le moi " Hubert Nyssen (Actes Sud)

...Ca fait toujours trempette dans un chagrin d'amour
On dit les femmes c'est comme ça
C
ça pleure et ça rit aux éclats
Le bord des larmes et du fou rire
C'est son petit pays. C'est son micro-climat
Aimer , c'est sa faiblesse . Elle ne sait faire que ça...
Extrait de la chanson " Aimer c'est sa faiblesse "

Extraits vidéo de son spectacle "Rien de trop" sur Dailymotion
Le Prince
La boule de chute de neige
Je ne fus que future maman

Sur Youtube : Moi et Je , Lysandre

extraits du spectacle A qui on Joue ? filmé au théâtre "La vielle grille à Paris par Flora Joly.

 

 

 

Lettre à Rilke
spectacle créé au Théâtre Molière-Maison de la Poésie à Paris en 1998.

L'amour, ce n'est pas qu'une affaire d'êtres de chair. Personne n'ignore que l'on peut même se donner au vent, à la patience, à l'espoir. Et parfois, à des livres. La comédienne et chanteuse France Léa, un jour que la solitude, la douleur occupaient sa vie, a rencontré le texte qui dit : "efforcez-vous d'àimer vos questions". Dès lors, elle est entrée en Rainer Maria Rilke, elle est entrée en amour. Elle parle de là d'où elle vient, elle parle de cet amour qui la dévore toute, elle parle de sa quête de l'ombre du poète dans les lieux où il a vécu, où il est mort. Si elle parle de l'amour franciscain de Rilke, elle brûle pour lui d'une flamme carmélite, tournée vers les signes, vers l'incarnation, vers le sensible de la passion: elle court Prague, un hôpital, Paris, interroge un vieux monsieur qui fut un enfant près de Rilke... Sa confession n'est pas seulement un document, un ex-voto, un cantiqlle. Elle ressemble à l'objet de son amour, à son heureuse inquiètude, à sa fervente attention au monde et son prochain. France Léa présente là un moment de fièvre, d'élan, de sincérité comme il s'en fait peu. On y respire... Bertrand Dicale

" On est ému, on retient son souffle pendant une heure. Une heure d'un texte qui n'a pas de caillou, pas une éclisse, pas un cahot. L'humour, la tendresse, la pureté de France Léa au service d'un grand texte. " ...Jacques Bertin.

 

Discographie


Lettre à Zabeth 45t RCA
France Léa à l'Olympia 33t Scalen'disc
France Léa en public CD Scalen'disc
"Le chemin qui marche" K7 CD, L'autre Label

Moi et Je F. Léa
Mes trente ans F. Léa / Pascal Martinet
Le prince F. Léa
Je t'aime plus F. Léa
On ose bien dire je t'aime F. Léa / Pascal Martinet
L'âme se plaint F. Léa
La boule de chute de neige F. Léa
A gauche de la carte de France F. Léa / Stéphane Scott
Le grand dépouillement F. Léa
Des photos F. Léa
Cloué sur place F Léa
L'homme qui pleure Bernard Haillant
Fallacieusement F. Léa
Je suis en mer maman F. Léa / Paul André Maby
Le cirque Pinder F. Léa
Les hommes vrais F. Léa
La sieste au grand palais F. Léa / Gérard Pierron

L'homme au campari

F. Léa
Désir de paix F. Léa
A l'envers F. Léa
A saint François Nougaro

Les gens tu leur donnes jusqu'à l'épaule. Ils te prennent que le petit doigt !

Enregistrements publics au théâtre de Tourtour et à l'Olympia 1986/1987

 

Enregistrement public au festival de Barjac juillet 2005

Paul André Maby piano

 

 

 

 

 

Sortie le 22 mars 2010
dits de scène
chez Geneviève Berthezène
Libraire éditeur.

Recueil comprenant un choix de textes extraits des spectacles :

"Maman reprends le cordon"

"Le chemin qui marche"

"Rien de trop"

et l'intégralité de" Lettre à Rainer Maria Rilke"

à commander à Geneviève Berthezène 04 78 00 34 51 prix 15 €

Une fille prodigue – Carnets

le nouveau livre de France Léa (Juin 2013)
aux éditions. Les Deux Océans

France Léa témoigne du surgissement de l’absolu et de l’émerveillement devant cet inépuisable jaillissement de la vie qui se vit en soi dans le lâcher-prise, mais aussi de la souffrance de ce qui en nous refuse de disparaître. Auteur et actrice de ses spectacles dont voici quelques titres ‘‘Le chemin qui marche’’, ‘‘Rien de trop’’, ‘‘A qui on joue ?’’, ‘‘Lettre à Rainer Maria Rilke’’, France Léa nous fait vivre, ici, les affres et les joies d’un retournement entamé, il y a une vingtaine d’années dans ces carnets de cheminement de Fille prodigue.

Elle est belle, la France !..

Je voulais te remercier pour l'invitation à la petite soirée de l'autre soir. Fin d'après-midi de janvier, rues obscures et froides du vieux Saint Jean... A vrai dire, dans les première minutes, je me suis senti un peu perdu, surpris (et horrifié !) de me retrouver dans la tranche la plus jeune du public (et qu'est-ce que j'ai regretté par la suite que les lieux ne soient pas plus grands, le public plus diversifié !..) Et puis les lumières de l'extérieur se sont éteintes ; Jean-Pierre, pour la dixième fois, a corrigé (oh, de 3 millimètres) l'orientation des projecteurs... France est montée sur la petite estrade bricolée ; elle est arrivée avec ses mots, juste ses mots, sa voix, ses gestes et ses yeux (la guitare n'était pas très loin, mais elle ne la prendra qu'une ou deux fois, beaucoup plus tard...) Elle s'est mise à parler d'elle, de son histoire à elle, et de sa rencontre déterminante (et amoureuse) avec un poète, Rainer Maria Rilke, mort il y 85 ans... Mais la rencontre, elle s'est aussi passée dans la salle ce soir-là ; pour les autres, je ne sais pas (si, je le sais un peu quand même, car c'est le genre de rencontres qui délient les langues quand les projecteurs s'éteignent, et bien au-delà...) Moi j'ai eu tout d'un coup l'impression qu'elle parlait aussi de moi, ou pour moi (dans tous les sens du mot), ça a été une de ces rencontres avec la poésie qui font bouger quelque chose au plus profond, et qui aident (même si ce verbe est mal choisi) à aller plus loin, comme une évidence, une matérialisation, une " confortation " de choses qu'on ressent plus ou moins. Une rencontre avec des mots qu'on dirait " pile poil " à notre taille, qu'on a cherchés longtemps et qui sont là, patients, à nous attendre, à la croisée de deux chemins... Des mots choisis entre mille, des intonations, des couleurs travaillées, tournées en bouche pour être les plus justes possibles, pétillantes, jamais ennuyeuses, polies mais pas trop ( le grain -de folie- doit encore être perceptible au toucher). A tel point que j'aurais voulu, tout à coup, que les gens que j'aime bien soient là, que mes enfants soient là ( pour leur dire : voilà, il y a ça aussi en moi, comme peut-être je ne saurai jamais le dire si bien... c'aurait été pratique, non ?.. quel temps on aurait gagné !..) A nous qui dans nos bibliothèques passons nos journées avec des livres et des mots et des images et des histoires (et une partie de nos nuits à trouver les arguments et les stratégies pour démontrer à nos décideurs que nos métiers sont importants, indispensables ! ) j'ai trouvé là une réponse, une évidence. Et s'il faut être suspendus, que ce soit à cette voix-là !.. De France Léa, je ne connaissais pas grand chose ; quelques miettes vite écoutées d'un CD paru en 1993 chez L'Autre Label (mais qu'est-ce qu'elle faisait donc là au milieu de " vrais " conteurs ?..) Elle décrivait, je m'en souviens, les personnes qui habitaient alors son immeuble. J'ai compris l'autre soir qu'à force de chercher elle a trouvé chez Rilke plus que des mots, que les gens de son immeuble s'étaient enfin réconciliés. Là, au pays des Mots Vrais, la voix de France (tout comme les vers de Rilke) était une petite bougie dans la nuit, tellement fragile à force d'être épurée, tellement lumineuse d'avoir tant cherché, tellement jeune d'avoir tant marché, tellement présente, tellement vivante !... Même une fois la salle éclairée à nouveau, France avait du mal à quitter la scène, retirant de ses poches au dernier moment une citation, un vers, une chanson d'Aragon, et cette belle lettre de Rilke à son neveu je crois... Ah oui, qu'est-ce que j'ai regretté que la salle soit si petite !.. Michel Paquier (Bibliothécaire)